Le nouveau musée Munch, dernier grand projet culturel d’Oslo, doit ouvrir ses portes après des années de planification minutieuse et de construction. Situé fièrement sur le front de mer récemment réaménagé, il constitue un magnifique hommage au peintre le plus célèbre de Norvège et garantit la préservation de ses œuvres pour les générations futures.
Le nom d’Edvard Munch est indissociable de l’art norvégien et le musée abrite sa collection léguée depuis 1963. Il avait été inauguré à l’origine pour commémorer ce qui aurait été le 100e anniversaire de naissance de l’artiste. Après de nombreux débats, le musée dispose aujourd’hui d’un nouveau lieu ambitieux. Son ouverture cette année marque le premier de deux grands musées norvégiens à être revitalisés dans ce nouvel espace culturel passionnant au cœur d’Oslo.
Le bâtiment lui-même sera l’un des plus grands espaces au monde consacrés à un seul artiste. À l’image de son homonyme, il se tourne vers l’avenir en exploitant de nouvelles techniques de construction afin de créer une galerie moderne. Le bâtiment utilise largement des matériaux recyclés afin de s’inscrire dans le projet d’Oslo visant à réduire les émissions de carbone. Ce processus soigneusement étudié permet de réduire son empreinte carbone de 50 % par rapport à des bâtiments équivalents.
Face aux enjeux climatiques actuels, les musées doivent évoluer vers un avenir plus durable. Le nouveau musée Munch offre un aperçu de la manière dont les institutions devront s’adapter pour devenir plus respectueuses de l’environnement et assurer la pérennité de ces lieux emblématiques.
En 2004, le vol tristement célèbre de deux des œuvres les plus connues de Munch, Le Cri (1910) et Madone (1894), a provoqué une onde de choc dans le monde de l’art. Ce cambriolage a poussé les galeries et les musées à repenser leur approche de la sécurité et de la protection des œuvres, sans compromettre l’expérience des visiteurs.
Le nouveau musée associera une technologie de pointe à une conception respectueuse de l’environnement afin de créer un musée futuriste capable de protéger près de 28 000 œuvres du grand maître.

Edvard Munch – Le Cri, 1910
L’un des principaux défis auxquels sont confrontées de nombreuses institutions publiques consiste à intégrer harmonieusement les technologies de pointe à l’architecture du bâtiment. La sécurité des œuvres d’art par RFID crée une bulle de protection invisible autour des œuvres.
Le système fonctionne 24h/24 et 7j/7, plaçant toutes les œuvres exposées ainsi que celles conservées en réserve sous une surveillance permanente.
Découvrez comment les musées peuvent mieux s’équiper pour se protéger et continuer à jouer leur rôle de gardiens du patrimoine artistique pour l’avenir.
